La plus fréquente des déficiences rares de la coagulation — elle ne touche pourtant qu'une personne sur trois cent mille.
La déficience en facteur VII est la plus fréquente des déficiences très rares de la coagulation. Bien que le facteur VII soit un élément relativement modeste du processus de coagulation, il y joue un rôle capital. Pour que les plaquettes s'agrègent solidement, la fibrine est indispensable — elle empêche les plaquettes d'être de nouveau emportées par le flux sanguin.
Le facteur VII est une protéine qui active le facteur X, permettant ainsi la cicatrisation d'une plaie. On parle également de facteur VIIa, où le « a » désigne l'« activation ». Lorsque le facteur VII ne fonctionne pas correctement, cette réaction en chaîne est interrompue et la coagulation se produit difficilement.
La gravité de l'affection dépend du pourcentage de facteur VII présent dans le sang. Plus ce taux est bas, plus la tendance aux saignements est prononcée. On distingue trois degrés de sévérité :
La déficience en facteur VII est une maladie héréditaire à transmission autosomique récessive. Cela signifie que les deux parents doivent être porteurs du gène défectueux pour que la maladie se manifeste chez un enfant.
Si un seul des parents est porteur, l'enfant ne présentera aucun symptôme — mais il sera lui-même porteur du gène et pourra le transmettre à ses propres enfants.